« Pratiques d’ailleurs » : Bénévoles et Web 2.0, une aide certaine pour les services d’Archives à l’étranger

Ce billet inaugure une série d’articles qui s’intitule « Pratiques d’ailleurs », consacrés aux expériences des institutions culturelles à l’étranger qui peuvent intéresser les archivistes.

Mardi 23 novembre dernier, l’une des interventions du colloque des 20 ans de l’INP portait sur le bénévole au sein des institutions patrimoniales. Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du Musée des Beaux-Arts de Montréal, avait décidé de mettre l’accent sur un partenaire fondamental pour les institutions outre-Atlantique: le bénévole. C’est un véritable défi de gérer les institutions outre-Atlantique face au désengagement de l’État et à la nécessité de chercher des fonds. Il y a donc une nécessité de s’allier à la société civile pour mener à bien des projets culturels. Nous ne parlons pas de stagiaires ou d’adhérents à une association des amis du Musée, mais bien d’actions assurées par des individus en dehors de toute association ou organisation. Pour montrer l’importance de ce phénomène, Mme Bondil a rappelé que le Musée des Beaux-arts de Montréal est un musée privé qui compte 200 employés et 500 bénévoles qui interviennent à tous les niveaux de pouvoir et de décision. Les guides bénévoles sont importants pour l’établissement, ils sont encadrés par le Musée, mais sont libres de décider des thématiques abordées lors de leur intervention. J’avais déjà constaté cette pratique lors de certaines de mes pérégrinations à l’étranger, notamment aux Archives nationales du Royaume-Uni, où des bénévoles classent ou reconditionnent des fonds (en salles de tri ou au département de la conservation préventive – Collection Care department). Ces bénévoles font avancer de manière efficace des chantiers considérables. Cette pratique est peu répandue en France. Je tiens à préciser que je ne parle pas des cercles généalogiques qui font un travail considérable dans les services d’archives, mais qui sont affiliés à une association, et donc ne rentrent pas dans la définition anglo-saxonne du « bénévole ». Cette pratique du bénévolat peut être comparée à celle du Web collaboratif. Sans faire partie d’une association, des milliers d’internautes peuvent aider les services d’Archives à faire avancer des projets importants à travers des Wiki par exemple. Cette mise à contribution des internautes est une forme de bénévolat, qui commence à être suivie en France comme en témoigne le récent prix (Territoria d’or) reçu par les Archives départementales du Cantal pour l’indexation de l’État civil en ligne grâce aux internautes. Bref, pas de bénévoles au sein des institutions, mais sur internet… Ces pratiques doivent être encouragées!

ML

Étiquettes : ,

Aucun commentaire pour l’instant.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :